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Décembre 1947 • Montréal
Émile Bouchard
présenté par
Parade Sportive
Paul Stuart
Ce n'est pas un secret pour personne qu'Émile «Butch» Bouchard est reconnu comme le meilleur joueur de défense de la ligue Nationale. Il n'est pas le plus spectaculaire, mais après déductions, on verra que ce colosse de 6 pieds et 1 pouce et demi faisait osciller la balance dans les quelques 200 livres n'a pas la réputation surfaite. Il forma duo soit avec Cliff Goupille, Glen Harmon, Léo Lamoureux et finalement Ken Reardon et chaque saison on laissait toujours entendre que c'était l'une si non la meilleure paire de joueurs de défense du circuit. Maintes et maintes fois, que ce soit ici au Forum ou sur d'autres patinoires, les spectateurs ont pu constater par eux-mêmes comment par exemple les joueurs adversaires préféraient passer du côté de l'autre joueur d'arrière-garde que celui d'Émile qui a eu comme surnom «Butch» à cause de ses durs coups d'épaules.
Produit "local" complet
Émile Bouchard est né à Montréal, dans la paroisse St-Arsène, le 11 septembre 1919, fils de Calixte Bouchard et de Régina Lachapelle. Il fit ses études à l'Académie Roussin, St-François-Xavier, St-Louis-de-Gonzaque et finalement à l'école supérieure Le Plateau. À ce dernier endroit il brilla particulièrement à notre sport national, à la balle molle, au lancement du poids de 15 livres et à la souque à la corde. L'auteur de ces lignes, gérant du ti-Bouchard pour les équipes championnes Le Plateau au hockey et à la balle molle ainsi que du Duclos de la ligue North End intermédiaire recommanda Émile avec une grande insistance au Verdun d'Arthur Therrien, lequel club se rendit en semi-finale pour le championnat junior du pays. Puis après, toujours sous la direction d'Arthur Therrien, Émile fit ses débuts seniors et fut même choisi sur la 2e équipe d'étoiles de cette forte ligue. La saison suivante, il se distingua tant chez les seniors que la direction du Canadien l'envoya terminer la saison dans la ligue Américaine pour les Reds de Providence pour lui faire acquérir plus d'expérience.
Grande étoile au Canadien
Il débuta pour le Canadien de la ligue Nationale en 1941-42. Butch est droitier mais dut jouer à la défense gauche (il n'y avait pas de place à droite... la même chose que Maurice Richard). Dès la saison 43-44, Bouchard fut choisi pour la 2e équipe d'étoiles de la NHL et depuis 1944-45, notre meilleur joueur de défense de la ligue Nationale fut toujours choisi sur la 1ière équipe d'étoiles de ce circuit majeur du hockey. Il faut précider qu'Émile Bouchard, quoique frappant le joueur rival très durement, visite moins souvent le banc du pénitencier que les autres défenses de la ligue. Il pratiqua également la boxe à mes côtés; on désirait fortement qu'il prenne part aux Golden Gloves de 1938... ce ne fut pas peine perdue cependant... car il sait «très bien» maîtriser le joueur adversaire trop rugueux.
Émile s'est marié à la fin de la saison dernière. C'est un mari modèle. Il continue toujours d'exercer sa profession d'apiculteur à sa propre résidence à Longueuil, chemin Chambly, où est situé son principal rucher. En plus d'être un brillant athlète, Émile Bouchard est un homme d'affaires accompli. Il sait faire grandement honneur aux nôtres, tel qu'Yvon Robert entre autres.
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![]() Émile «Butch» Bouchard |
CANADIEN
De nombreux appuis pour «Butch» Bouchard
Robert Bousquet
La Presse
Le chandail numéro trois d'Émile Bouchard sera-t-il éventuellement retiré par l'organisation du Canadien?
Avec l'approche du centenaire de l'organisation, de nombreux commentaires font état de la tradition de l'équipe, qui a débuté avec Butch Bouchard et Maurice Richard. L'animateur Ron Fournier, de la station CKAC, a présenté un solide dossier lors de son émission d'hier. Et selon les commentaires obtenus, l'histoire risque de faire boule de neige.
«J'ai souvent mangé avec Maurice Richard au fil des années, raconte Fournier, et le Rocket n'arrêtait pas de me parler de Butch. Je ne me souviens pas vraiment d'Émile Bouchard comme joueur, puisque j'étais très jeune quand il a pris sa retraite. Je n'ai jamais oublié les commentaires du Rocket et le respect qu'il lui témoignait. Il m'avait dit: Je m'occupais de mes affaires sur la glace tout seul. La présence de Butch me permettait de jouer à mon aise.»
«Quand on parle de la tradition du Canadien, c'est évidemment Maurice Richard et, aussi, Émile Bouchard, souligne Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois. C'est incroyable que son chandail n'ait pas encore été retiré.»
Frappé par ses propos, Fournier a commencé à faire parler ses anciens coéquipiers, ses anciens rivaux, des politiciens, des historiens. Et le consensus, c'est que personne ne comprend que le chandail numéro 3 ne soit pas encore retiré.
«C'est impensable que son chandail ne soit pas encore retiré», ont mentionné Gordie Howe et Ted Lindsay, deux féroces rivaux qui ont évolué au sein des Red Wings de Detroit.
«On se disait tous qu'il n'était pas un bon patineur, raconte Gordie Howe. Mais personne n'est parvenu à le contourner. Tous parlaient de sa force, mais c'est l'adversaire le plus respectueux que j'ai affronté. Il nous parlait souvent, ce qui était très rare à l'époque. Il était un joueur très honnête.»
Mentionnons également un fait qui était très important à l'époque. Être francophone et capitaine d'une équipe, c'était rarissime.
«Bernard me disait parfois après un match: Butch m'a regardé de travers après le match. Je savais alors que j'avais gaffé», souligne Marlene Geoffrion, la veuve de Bernard.
«Il m'a aidé beaucoup et c'était le meneur de notre équipe. Émile m'avait empêché de faire une sortie contre l'entraîneur Dick Irvin. Il m'avait dit: Calmes-toi, le jeune. Si tu as des problèmes, viens me voir. Je vais t'aider. C'était un capitaine généreux envers les jeunes joueurs. S'il y a un joueur qui doit avoir son chandail retiré, c'est Butch! Et ça devrait l'ètre depuis longtemps! C'est un grand de l'histoire de cette équipe», affirme Dickie Moore.
Quand on pense au numéro 3 du Canadien, il y avait Émile Bouchard et aussi Jean-Claude Tremblay, un défenseur exceptionnel, qui a opté pour l'Association mondiale de hockey à la suite d'un différend contractuel.
Mais ça, c'est une autre histoire.
Source : La Presse Le jeudi 01 février 2007
Rédigé à 21:21 | Lien permanent
Rédigé à 18:45 dans Journal de Montréal | Lien permanent
En effet, le populaire animateur radiophonique monte littéralement aux barricades pour faire retirer le numéro 3 de l'ancien capitaine du Canadien Émile Butch Bouchard.
Selon Ron Fournier, il y a un véritable trou de mémoire entourant le cas du numéro 3.
L'animateur persiste et signe, l'organisation de la Sainte Flanelle retire des gilets à qui mieux mieux et oublie un de ses grands joueurs.
Ron Fournier compte d'ailleurs sur plusieurs appuis dans sa démarche.
Des noms aussi connus que Gordie Howe, Ted Lindsay, l'ancien premier ministre Jean Chrétien et le chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe.
En audio ci-joint, on écoute, à ce sujet, Jean Chrétien...
Au cours des 11 derniers mois, l'organisation du Canadien a retiré les numéros 18 de Serge Savard, le 29 de Ken Dryden et le 5 de Bernard Boum Boum Geofrion.
Ce dernier est mort la veille de la cérémonie du retrait de son gilet.
Source: Corus Nouvelles
Rédigé à 07:14 dans CKAC | Lien permanent
Rédigé à 19:04 dans Montréal-Matin | Lien permanent
Le Journal de Montréal, Le 6 décembre 2006 Émile Bouchard, le doyen des capitaines
toujours vivants du Canadien, a été applaudi, qui sait peut-être pour
la dernière fois, par les amateurs de hockey montréalais, hier soir.
Monsieur Bouchard a 86 ans. Cependant, sa santé chancelante ne
l'empêche pas de suivre tout ce qui se passe dans le quotidien de
l'équipe qui lui a permis de devenir quelqu'un.
Je dis monsieur Bouchard parce que je ne m'imagine pas
l'appeler cavalièrement Émile. Dans mes très rares conversations avec
lui, je ne l'ai jamais appelé par son prénom. Encore moins Butch, son légendaire surnom.
Je ne l'ai pas vu jouer. Pas un seul spectateur payant hier soir ne sait de quoi il avait l'air sur la glace.
On connaît tous l'histoire du Canadien, ses époques glorieuses,
ses héros et ses incroyables exploits, maintes fois répétés. On sait
évidemment que monsieur Bouchard a été un pilier à la ligne bleue et
qu'il a été un capitaine dont le plus grand capitaine de tous, Jean
Béliveau, admet s'être inspiré. Il était fort comme un cheval, une
sorte de Louis Cyr sur patins.
Il avait 20 ans quand le Canadien lui a présenté un premier
contrat après l'avoir observé durant deux saisons dans les rangs
seniors. Pourtant, il n'avait pas obtenu ses premiers patins avant
l'âge de 16 ans.
Avant cela, quand il participait à des matchs amicaux sur des
patinoires extérieures, il devait louer des lames à cinq cents la
soirée.
On parle beaucoup de lui depuis quelques semaines. À la suite
du retrait des chandails d'Yvan Cournoyer, de Dickie Moore, de Bernard
Geoffrion, de Serge Savard et, prochainement, de Ken Dryden, on se dit
qu'un numéro, le sien, a peut-être été oublié. Un numéro 3 dont
Jean-Claude Tremblay a, par la suite, magistralement assuré la
succession.
Plusieurs fois oublié
Le fils de monsieur Bouchard, Jean, journaliste à ses heures,
ressasse actuellement les archives et fait des découvertes qui, selon
lui, nécessitent que le Canadien refasse ses devoirs en matière de
chandails oubliés.
Il s'est trouvé un porte-étendard en Ron Fournier, qui exerce
une pression soutenue sur l'équipe pour que le dossard de monsieur
Bouchard soit retiré. Ron, qui a parfois du mal à gérer ses émotions,
ne s'y prend pas toujours de la bonne manière.
Par exemple, quand il clame en ondes que cela n'aura pas la
même valeur si le Canadien retire le chandail d'Émile Bouchard dans un
an et qu'il faut plutôt jouer sur la date en l'honorant le samedi 3
février prochain, il discrédite un peu sa démarche.
J'ignore ce que Pierre Boivin en pense, mais si jamais on
décrétait qu'une erreur majeure doit être réparée, on fera les choses
de la bonne manière, comme on l'a fait avec tous les autres. On prendra
le temps d'imprimer la photo de monsieur Bouchard sur le billet de la
soirée. On le présentera aux médias. Bref, sa famille et lui auront
droit au même tapis rouge que les autres, pas à une soirée organisée à
la sauvette pour répondre à une pression populaire.
L'organisation actuelle n'a pas commis d'impair dans ce cas
bien précis. Depuis la retraite de ce pilier de la défense, six
présidents ont précédé Boivin dans la chaire présidentielle du Canadien. Des hommes de hockey prestigieux comme Frank Selke et Sam Pollock l'ont très bien connu.
Les prédécesseurs des dirigeants actuels ont tous eu l'occasion
de retirer le chandail numéro 3, mais aucun d'eux ne l'a fait. Je pense
notamment à Selke qui a été le patron immédiat d'Émile Bouchard durant
10 ans et qui est resté en poste huit ans après son départ. Selke est cité d'une façon très élogieuse dans les journaux de
l'époque au sujet de ce défenseur dont il a notamment dit qu'il était
un digne et fier représentant de sa race. Pourquoi, diable, n'a-t-il
pas soutenu ses paroles en retirant son chandail s'il a été le meilleur
défenseur de son époque?
On a déjà reculé loin
Le Canadien et son comité, de même que tous les intervenants
qui ont été consultés avant de dresser la liste des athlètes dont les
dossards seront retirés avant le centenaire, n'ont jamais pensé à
monsieur Bouchard parce que l'intention première était d'honorer les
joueurs de l'ère moderne.
Néanmoins, on a remonté très loin en arrière en honorant
Bernard Geoffrion et Dickie Moore 42 ans après leur départ du Forum.
Monsieur Bouchard est à la retraite depuis 50 ans. Aucun membre du
comité ne l'a vu jouer. Son fils Jean m'a même précisé, l'autre jour,
qu'il ne connaissait pas son père, le joueur de hockey, avant de
plonger le nez récemment dans les archives. C'est tout dire...
Personnellement, je m'en remets à l'opinion de Bob Filion, un bon monsieur qui a la distinction d'avoir été le coéquipier de Butch Bouchard.
De 1943 à 1950, il n'y a aucun doute dans son esprit qu'Émile Bouchard
a été le meilleur défenseur du Canadien. Il n'était pas un très bon
patineur, mais personne ne réussissait à passer de son côté.
«On va bientôt honorer Ken Dryden qui a joué durant huit
saisons, dit-il. Voyons donc, on ne peut pas comparer sa contribution à
celle d'Émile. Ça n'a pas de sens.»
On me dit que le principal intéressé n'apprécie pas tellement
la campagne qui est orchestrée pour qu'on retire son chandail. Un homme
droit, d'une grande fierté, Émile Bouchard ne voudrait jamais avoir à
s'agenouiller pour qu'on reconnaisse ce qu'il a fait pour le Tricolore.
Il a du Rocket dans le nez, dit-on.
Rédigé à 10:43 dans Journal de Montréal | Lien permanent
Mathias Brunet. La Presse, Montréal, Jeudi le 30 novembre 2006
««Le plus extraordinaire des capitaines...» lance Dickie Moore au bout du fil lorsqu'on évoque le nom d'Émile Bouchard.»
CANADIEN
Cinquante ans d'histoire oubliés
Mathias Brunet
La Presse, Jeudi 30 novembre 2006
La mémoire est une faculté qui oublie. Même les célèbres fantômes du Forum n'y échappent pas. À trois ans des célébrations du centenaire du Canadien de Montréal, le dossier le plus délicat chez le Tricolore concerne le retrait des uniformes de ses plus vieux guerriers.
À ce jour, les 50 premières années de la glorieuse histoire de l'équipe ont presque totalement été ignorées. Même si le Tricolore a réalisé 10 de ses 24 conquêtes de la Coupe Stanley au cours de cette période, un seul numéro a été retiré, le 7 de Howie Morenz.
L'animateur Ron Fournier, qui prend ce dossier très à coeur, n'a pas tort de hurler. C'est comme si tout un pan de l'histoire du Tricolore avait été oublié et que la reconnaissance ultime échappera aux Georges Vézina, dont un trophée remis au gardien par excellence porte le nom, Bill Durnan, six fois gagnant du Vézina, Émile «Butch» Bouchard, trois fois membre de la première équipe d'étoiles de la LNH, Aurèle Joliat et Elmer Lach, ce fameux complice de Maurice Richard qui a remporté deux fois le championnat des compteurs de la Ligue nationale.
On marche sur des oeufs chez le Tricolore quand on aborde cette question. Personne ne veut se prononcer publiquement. On nous répond que malheureusement, la plupart des personnes qui pourraient témoigner des exploits de ces anciennes gloires sont décédées et que ça aurait été aux administrations précédentes de réagir. Et surtout, que ça pourrait devenir un fouillis total de sélectionner quelques candidats dans le lot parce que 44 d'entre eux ont déjà été admis au Temple de la renommée du hockey. Qui choisir sans insulter les autres ou leur mémoire?
Le premier argument est plutôt faible. Il s'est écrit des millions de livres sur des personnages célèbres de l'Histoire sans que les auteurs n'aient connu leurs sujets. Suffit de consulter les archives.
Quand, par exemple, le directeur général du Canadien à l'époque, Frank Selke, déclare le 21 janvier 1948 à Syd Thomas du Hockey News qu'il a refusé l'offre des Rangers d'échanger Émile Bouchard contre quatre joueurs parce qu'il demeure le meilleur défenseur de la Ligue, et surtout plus utile à son équipe que n'importe quel hockeyeur de la LNH, nul besoin de recueillir le témoignage d'un joueur qui l'a vu à l'oeuvre.
L'entraîneur Dick Irvin en ajoute dans une conversation avec des journalistes rapportée par La Presse le 17 avril 1953, au lendemain de la conquête de la sixième Coupe Stanley du club :
- Vous savez qui a été le meilleur joueur dans les éliminatoires, n'est-ce pas?
Les réponses sont diverses.
- Lach? Geoffrion? Le Rocket? McNeil?
- Vous êtes tous dans l'erreur, corrige l'entraîneur du Canadien. Les joueurs que vous avez nommés ont brillé, mais le grand artisan de nos victoires contre les clubs Chicago et Boston fut Émile Bouchard. Butch est le meilleur joueur de défense qui n'ait jamais évolué dans la NHL et quand il partira, la direction de mon club se rendra compte qu'il y aura un grand trou dans nos rangs. Bouchard, je le répète est le meilleur joueur de défense que je n'aie jamais vu dans la NHL.
Ce même Irvin avait déclaré quelques années plus tôt que Bouchard était le meilleur joueur de défense de la Ligue depuis Eddie Shore, et peut-être supérieur.
De multiples autres témoignages de gens fort crédibles confirment que Bouchard, dont le fils Jean lance dimanche un site Internet dédié à son père âgé de 86 ans, fut un acteur de premier plan dans l'histoire du Canadien.
«Le plus extraordinaire des capitaines...» lance Dickie Moore au bout du fil lorsqu'on évoque le nom d'Émile Bouchard.
Moore, dont le chandail numéro 12 a été retiré l'an dernier conjointement avec celui d'Yvan Cournoyer, est l'un des rares hockeyeurs toujours vivants à avoir joué en compagnie de «Butch» Bouchard, considéré comme le protecteur de Maurice Richard.
«Il a été un grand leader, dit au bout du fil celui qui se remet tranquillement de son terrible accident de la circulation survenu il y a quelques mois. J'avais 19 ans quand j'ai commencé à jouer pour le Canadien et il m'a tout appris. Il a appris à tous ces défenseurs qui l'ont suivi, dont Doug Harvey. Je suis d'accord avec ceux qui affirment qu'il a été l'un des meilleurs de son époque.»
«Ça serait fantastique qu'on retire son chandail. Et surtout très mérité. Elmer Lach aussi aurait dû voir son chandail retiré avec celui d'Henri (Richard). C'est vrai (que les anciennes administrations) en ont oublié plusieurs. Je suis triste pour ceux qui sont décédés, mais Elmer et Butch sont toujours vivants. Il n'est pas trop tard.»
Elmer Lach, âgé de 88 ans, était membre de la célèbre «Ligne du punch» avec le Rocket et Toe Blake. Il admet que les joueurs de son époque n'ont pas toujours eu la reconnaissance voulue. «Quand tu quittes, ils t'oublient, confiait-il hier au téléphone. Après ma retraite en 1953, les propriétaires ont changé et quand un nouveau patron arrive, il ne te doit rien. Nous n'avons aucun contrôle sur ces choses-là. Bien sûr que je souhaiterais plus de reconnaissance.»
Ces anciennes gloires du Canadien seraient restées complètement dans l'oubli n'eut été de l'acharnement de Ron Fournier, qui a le mérite d'avoir rafraîchi nos mémoires. Comme le dit si bien Dickie Moore, il n'est pas trop tard pour le Canadien lors de son centenaire en 2009 de réparer certaines erreurs du passé et honorer certains joueurs du premier cinquantenaire du club.
«J'espère vivre assez vieux pour voir ça...» de conclure Elmer Lach avant de raccrocher.
Rédigé à 17:12 dans La Presse | Lien permanent
Rédigé à 10:55 dans Le Petit Journal | Lien permanent
Rédigé à 10:53 dans La Presse | Lien permanent
Rédigé à 10:52 dans Montréal-Matin | Lien permanent
«"Butch" Bouchard vient d'accéder au plus haut poste administratif de l'un des trois clubs majeurs de sport dans la Province de Québec et c'est le club de baseball Montréal qui s'honore avec raison de ce choix judicieux. Il n'est pas d'athlète canadien-français de l'ère moderne qui ait connu une carrière aussi digne, aussi noble, aussi honnète et aussi bien remplie.»
Rédigé à 10:49 | Lien permanent
BIG "Butch" Bouchard, durable dread-naught of the Canadlens'
defence, - _made the National Hockey League only three years after he
learned to skate.
He stlll looks awkward. ponderous. But he was made for the Big Time,
where a special brand of savvy and gruelling "go" Is required, Kenny
Reardon, former Canadien defence great, says:
"Bouchard. made me. I did aU,the skating, he did at the covering and
brain work, No matter how tough the going, he is a steadying Influence.
And he always gets at least a piece of a guy _ nobody ever gets around
him cleanly."
It all started at the age ot 17, when Bouchard turned out with his
school team. Sloppy but effective, he got up to the Verdun Juniors late
the next season and to Canadiens Seniors the next-just how, he can't
figure. But he decided to ride his luck and try out with the N.H.L.
Canadiens. It took sheer gall. Coach Dick Irvin says: "The big fellow
could hardly skate-but he was big and tough. I saw something there but
was really sold by Murph Chamberlain."
In the first minutes of the tlrst practice.
"Butch" found himself embroiled in a corner with the Canadien hard
rock. Murphy got the worst of it and promptly Skated over to Irvin.
"Get that guy for our side," he grunted.
"He'll stop 'em dead!"
Now 33, with 13 completed seasons behind him, Emile Joseph Bouchard has
been a driving force on three Stanley Cup teams with, Canadiens, Three
times he was voted by the hockey writers of the six league clUes to the
first All-Star team and tWice to the second team-just by way of proving
how right Murph really was.
Father of a handsome family, head of a prosperous Montreal business, "Butch" is a credit to the game off-Ice as well.
Andy O'Brien
Rédigé à 17:07 | Lien permanent
Rédigé à 17:05 dans Le Petit Journal | Lien permanent
Rédigé à 16:30 dans Montréal-Matin | Lien permanent
Rédigé à 16:29 dans Montréal-Matin | Lien permanent
Rédigé à 16:27 | Lien permanent
Rédigé à 16:26 | Lien permanent
Rédigé à 16:24 dans Le Petit Journal | Lien permanent
Rédigé à 12:12 | Lien permanent
Rédigé à 12:03 dans Le Petit Journal | Lien permanent